22 mars 2009
Dinosaures et fossiles
« Il y a 27 ans, dans le Parc provincial des dinosaures (Alberta), on découvrait quelques os fossilisés qui ne cadraient pas avec les espèces de dinosaures connues. Dans une étude récente, des chercheurs de l'Université de l'Alberta montrent que ces restes appartiennent au plus petit dinosaure connu en Amérique du Nord.
Le sud-ouest de l'Alberta, lieu de la découverte du Hesperonychus, est une des régions les plus riches du monde en fossiles de dinosaures. »
Pourquoi n'est-on pas surpris?
Les paléontologues signalent un déplacement des fossiles de dinosaures vers la région d’Ottawa, les fouilles sont prometteuses.
Cent choses sur moi (2)
Ajouts de Nicole (incidemment ma soeur)...
21) Je suis définitivement plus décadence-Café-Laurier que base de Plein Air!
22) J'adore les lendemains de Noël chez ma soeur alors que je peux "chienner" et dormir tout mon soul alors que les autres étirent leur café en papotant. Pas d'horaire, pas d'obligation. Juste la vie qui tient chaud.
21 mars 2009
Cent choses sur moi (1)
J'ai lu, un jour, sur le blog de la charmante "femme libre" (http: //unefemmelibrelibre.blogspot.com/) un texte où elle énumérait cent choses sur elle, et cela m'a donné l'idée de faire de même. Par contre je suis vite tombé à court d'idée, alors je place ici les vingt premières et en fait une chronique en "work in progress". Si vous voulez m'aider et m'envoyer vos idées, à partir de ce que vous savez ou devinez sur moi ne vous gênez pas!
Cent choses sur moi. 1- Quand j’étais jeune mes héros étaient Arsène Lupin et Pardaillan. Jeune adulte c’étaient plutôt Pierre Vallières et Patrick Straram le Bison Ravi. Maintenant je n’ai plus de héros, seulement des affinités, entre autre avec Fernando Pessoa. 2- Petit je voulais être prêtre parce qu’ils ne travaillaient que le dimanche et ramassait le fruit de la quête. Quand j’ai su qu’il y avait des messes tous les jours et, surtout, tous les matins, et que la quête allait à la fabrique, j’ai changé d’idée. 3- J’aime les livres et les cds au point que cela ressemble à du fétichisme. 4- Quand je suis triste, nerveux, abattu, je vais dans une bibliothèque ou une librairie. 5- Je sais que j’ai un penchant trop prononcé pour la bouteille. 6- J’aime les femmes. Mais ça vous le saviez déjà. 7- J’aime faire l’amour le midi, et le soir, et la nuit…moins le matin, je dors. 8- Sauf quand je reste à la maison je ne mets pas le premier vêtement sur lequel je tombe. Je m’habille, c’est-à-dire je choisis ce que je vais mettre. Il y a même une certaine coquetterie derrière le négligé, le relax, le chic- mais- pas- trop, le classique. 9- Je suis un carnivore ! J’adore la viande, particulièrement le bœuf, et si je n’ai aucune peine à me passer de dessert, il m’est plus difficile de me passer de viande. 10- Quand j’étais petit mon père devait reculer sa chaise jusque devant ma porte dans le corridor pour écouter la télévision, car c’était la seule façon que j’arrive à dormir. J’avais peur de tout : la fin du monde, le diable, la « troisième guerre mondiale » (c’était l’époque de la crise des missiles à Cuba). 11- J’adore le 3ième concerto de Beethoven. 12- Je m'ennui souvent de ne plus fumer. 13- C'est un peu gênant mais je désire, à la fois, Jane Birkin et sa fille Charlotte Gainsbourg. 14- Je bois plus de thé que de café bien que je trouve l'odeur du café plus invitante. 15- J'aime bien les animaux et ne détesterais pas avoir un chien. 17- Je préfère le salé au sucré et, même si je ne déteste pas le chocolat, je lui préfère les chips. 18- J'adore les beaux mots d'esprits et les phrases bien tournées comme celle-ci de Jacques Prévert; " J'ai déjà voulu mettre fin à mes jours, mais je ne savais pas par lequel commencer." 19- J'aime bien faire à manger mais plus en improvisant qu'en suivant une recette. 20- Je trouve zen de couper les légumes en petits morceaux en écoutant l'émission de jazz à Espace-Musique à 17h30. à suivre...
18 mars 2009
DORMIIIRRRZZZZZUITE...
Pour continuer sur le thème du sommeil, ce n’est pas d’aujourd’hui que j’éprouve des difficultés pour m’endormir le soir. Déjà tout petit j’avais peur de tout et quand je me couchais il fallait que le rideau de ma penderie soit bien placé pour que je ne prenne pas un manteau pour le croque-mitaine, et je ne cessais de penser à des sujets aussi réjouissants que « la fin du monde », le diable, « la troisième guerre mondiale » (c’était en pleine guerre froide avec, comme toile de fond, » la crise des missiles à Cuba »), ou plus simplement ma journée du lendemain à l’école où j’étais le souffre-douleur de tout les petits « bums » du quartier qui étaient plus gros et plus forts que moi, c'est-à-dire de tout les petits « bums « du quartier. Généralement pour arriver à m’endormir il fallait que mon père, pour écouter ses émissions de télévisions, recule sa chaise dans le corridor pour être devant ma porte de chambre. Heureusement mon père avait une bonne vue à l’époque, mais il aurait sûrement apprécié les écrans géants que l’on a maintenant.
Le pire c’était quand tout le monde se couchait et que je ne dormais pas encore, ou que je me réveillais et que les lumières étaient fermées et la maison silencieuse. C’est très bruyant une maison silencieuse. Les parquets craquent, la tuyauterie émet des plaintes lugubres, la rue, par delà les fenêtres, se peuple d’une faune assoiffée de sang, et je ne vous parle même pas de la cave dont je devine la présence grouillante sous mon plancher. Un chandail et un pantalon sur une chaise se transforment aisément en présence fantomatique qui vous regarde dormir attendant le moment propice pour vous entraîner dans son monde cauchemardesque.
Alors je montais ma couverture pour couvrir ma tête et mes yeux, ne laissant qu’un espace minuscule pour respirer un peu, je me bouchais les oreilles avec les doigts, et j’essayais de trouver des pensées réconfortantes, comme de m’imaginer en super héros n’ayant peur de rien ni de personne grâce à ses supers pouvoirs. Plus tard cela fût remplacé par des pensées plus « impures » qui m’auraient values immédiatement l’enfer à la fin de mes jours, mais je n’étais heureusement plus croyant. Question de survie, l’enfer, le paradis, les péchés, sans compter Dieu qui est partout et son fils qui peut venir vous chercher, c’était trop stressant pour moi.
Pas reposant les nuits ! Après on se demande pourquoi j’avais de la difficulté à me lever le matin ! Ce n’est qu’à l’arriver des premières lueurs du jour, ou lorsque mon père, qui partait très tôt pour le travail, se levait, que je pouvais enfin me laisser aller à dormir un peu plus paisiblement. Et encore, pas longtemps, car après, si il y avait de l’école ce jours-là il fallait que je trouve un prétexte, une maladie quelconque et soudaine, pour convaincre ma mère de me garder à la maison afin d’échapper à mes tortionnaires et à des matières toutes aussi barbantes les unes que les autres.
Le pied c’était une bonne grosse grippe, avec fièvre autant que possible, que l’on pouvait étirer assez aisément toute une semaine. La joie de somnoler toute la journée, entrecoupé de lecture de Bob Morane, ou d’un film d’action à la télé le midi, avant de passer la soirée, encore devant la télé ou avec un livre, mais en prenant soin d’avoir des yeux de chiens battus qui ne pouvaient qu’attendrir mes sœurs, ma mère et ma grand-mère (moins mon père mais comme il n’avait pas vraiment droit au chapitre cela était moins grave) et préparer ma journée de congé, pardon de maladie, du lendemain, si je survivais encore à la nuit évidemment.
10 mars 2009
Dormiiirrrrzzzzzzzz
Dormir est ma principale occupation ces temps-ci. Non, c'est inexact, dormir a toujours été ma principale occupation. Pas dormir pour récupérer après une journée de travail ou d'activités diverses (il me semble que j'en entends certain rire), pas dormir comme tout le monde dort et dois bien dormir si ils veulent survivre, ce type de sommeil là je l'ai aussi, bien sûr, mais je n'y excelle pas car je dors très mal et trouve rarement le "sommeil réparateur". Quand je dis dormir je parle plutôt de rêve. De rêve et de fuite. De fuite dans le rêve. Je ne crois pas être un cas unique, je n'ai pas cette prétention. Je ne suis unique en rien en fait.
Bref j’adore, surtout le matin, surtout de jour, me trouver dans un univers onirique, presque aussi réel que le réel, surréel, surprenant, où des lieux connus (la maison de mon enfance, le premier appartement, certains quartiers, lieux de travail, etc.) et inconnus s’amalgament, des gens connus et inconnus se côtoient, des situations réelles et fictives se télescopent, des frustrations remontent à la surface, éclatent, des fantasmes se découvrent, des nœuds se dénouent. J’aime me retrouver dans de beaux draps, flotter entre deux eaux, marcher en équilibre sur le fil ténu qui sépare les réalités diurnes et nocturnes.
Et puis aussi je suis rarement pressé de me lever pour aborder de plein pied une réalité généralement décevante, de peu d’intérêt, sans surprise et, en plus, épuisante, j’ai nommé la vie. Cette chienne de vie qui a, malheureusement, beaucoup plus de longueur que de langueur.
Il n’est donc pas surprenant que j’aie peu de chose à dire, encore moins à écrire, puisque, en plus, écrire demande un effort, ce à quoi je suis allergique. Et pourtant des gens bien intentionnés font des pressions, amicales quand même, pour que j’écrive. Il faudra bien que je m’y mette puisque qu’en plus le site www.ecouterlirepenser.com est devenu en plus Éditeur ÉLP !
Donc il est urgent d’écrire ! Misère…
06 janvier 2009
Bref une année merdique se termine et une autre débute. Sera t-elle aussi merdique? Avec ce qui se passe à Gaza, les tensions entre l'Inde et le Pakistan, l'Irak, l'Afghanistan, la crise économique, Stephen Harper encore au pouvoir, Charest qui s'y installe pour cinq ans...je parierais que oui. Mais moi là-dedans? Pour ma part 2008 fut une année tout à fait insignifiante, comme au moins une quarantaine d'autre (vous voyiez je suis généreux car je laisse entendre qu'une douzaine d'années de ma vie furent moins insignifiante). Et 2009? D'après mes pronostiques elle devrait être au moins aussi insignifiante que 2008, mais sait-on jamais? Un miracle pourrait se produire.. Pour le moment elle démarre avec la fin du livre de Philip Roth Un homme qui me laisse avec sans voix. Cette histoire d'un type tout ce qu'il y a de plus ordinaire, avec sa vie, ses divorces, ses infidélités, ses maladies, est une des plus réalistes, des plus poignantes, des plus bouleversantes que j'ai lu depuis longtemps et cela sans "effets", sans pathos, juste les mots qu'il fallait pour décrire la vieillesse et son cortège de maux. Un must! Elle démarre aussi avec des découvertes musicales dues, en bonne part, au critique de musique classique du Devoir Christophe Huss: 1- Vasks. Quatuor avec piano (2000/01). Ensemble Raro. Solo Musica (CD).
Une année de terminée, une autre qui débute. Pas de quoi en faire un plat depuis des millénaires que cela dure...mais il n'est pas dit que cela durera encore des millénaires. Ou plutôt si mais sans nous le genre humain. À voir comment l'armée israëlienne y va à Gaza on se doute que les humains ne feront pas de vieux os sur terre, ils ne sont pas doués pour les relations de voisinage. Quand on fait un méchouis ton voisin doit être l'invité, pas le plat principal!
Peteris Vasks est un compositeur letton contemporain que je ne connaissais pas, mais l'écoute de ce quatuor composé en 2000 m'a subjugué au point de vouloir en connaître plus de lui. 2-
Durosoir: Les Quatuors. Quatur Diotima. Alpha (CD
Lucien Durosoir, compositeur français, est mort en 1955 en nous laissant entre autre trois quatuors qui n'ont rien à envier à ceux de Chostakovitch. 3-
Purcell: Didon et Énée. Simone Kermes, Dimitris Tiliakos, Deborah York, MusicAeterna, Teodor Currentzis. Alpha (CD). Un opéra de Purcell chanté par la magnifique Simone Kermes, enregistré en...Sibérie sous la direction d'un chef d'orchestre grec...Mondialisation dites-vous? et 4- Bien sûr le dernier album de Jane Birkin Enfants d'hiver. Parce que la voix de Jane Birkin, parce que les mots de Jane Birkin (et non ceux de Seeeergeee), parce que la sensibilité de Jane Birkin, parce que quand une dame dans la soixantaine parvient à vous faire bander en chantant "Prends ma main", quand une dame dans la soixantaine ose dire qu'elle veut un corps contre elle, qu'elle vous veut en elle...il faut l'écouter. Voilà. Bon début d'année.

21 octobre 2008
J'ai l'angoisse légère
Voilà, pas moyen de s’en tirer, on s’en va vers l’hiver de force. Il pleut, il fait froid, il vente, les feuilles jonchent le sol comme des cadavres en décomposition, la dépression nous guette, bref c’est la merde. Cela revient chaque année mais je ne m’y ferai jamais. Même après 400 ans de présence en Amérique, je ne suis pas certain que les rejetons des colons français (ne pas confondre avec les français colons qui sont plus récents) ne s’y soient jamais fait. Peut-être les autochtones qui sont là depuis plus longtemps et vivaient en symbiose avec la nature (pis quoi encore ?) s’y sont t’ils fait, mais en fait je n’en sais foutrement rien.
Enfin il faudra bien survivre, serrer les dents et attendre le printemps…
Je viens de terminer le roman J’ai l’angoisse légère de Francine Noël, quatrième et dernier ( ?) volet d’une série débutant avec Maryse, puis Myriam première et enfin La conjuration des bâtards. C’est à sa parution en 1983, j’avais alors 27 ans, que j’ai lu Maryse. Immédiatement je suis tombé sous le charme de cette histoire d’un groupe de jeunes intellos québécois dans le maelstrom des années 70. J’étais amoureux de Maryse, mais aussi de François Ladouceur et de tous les personnages de la tribu qui prenait vie sous la plume de Francine Noël. Évidemment je me reconnaissais dans ces personnages, je NOUS reconnaissais plutôt car mes amis et amies se retrouvaient aussi derrière les protagoniste du roman et ma tribu était semblable à la tribu de Maryse O’Sullivan. J’ai souvenir d’avoir parlé seul dans mon petit logement de la rue De Normanville en lisant ce livre, et quand je dis parler je dois dire aussi m’exclamer, sangloter, exulter, et ralentir ma lecture vers la fin de peur de quitter trop vite ma gang de chums. J’ai retrouvé à peu près le même plaisir avec Myriam première, mais déjà il y avait couples et enfants ce qui était plus loin de mes préoccupations, et un volet fantastique intéressant mais qui ajoutait une distance entre ma réalité et l’imaginaire de l’auteur. Par contre La conjuration des bâtards m’a laissé plus indifférent, car j’étais loin de la vie de ces petits-bourgeois intellos du Plateau, de ces écrivains, avocats, professeurs, bref j’avais pris une autre tangente.
Alors j’avais un peu peur en lisant J’ai l’angoisse légère de retrouver cette même indifférence face aux destins des personnages. Ce fût un peu le cas, et aussi j’ai trouvé un peu agaçant ces petits chapitres comme autant de saynètes sur les thèmes à la mode et très branchés Plateau là encore (le hidjab, les performances artistiques, etc.), et lancés sans ordres ou plan d’ensemble évident. Mais petit à petit j’avoue m’être laissé un peu charmé, ravi de retrouver certains personnages, comme des amis que l’on a pas revu depuis longtemps, qui ont pris d’autres directions et que l’on oubliera bientôt, mais qui, pendant un instant éveille en nous une certaine nostalgie.
J’ai pris la nouvelle édition de poche de Maryse à la bibliothèque, et je me demande si je vais le relire…Parfois il vaut mieux laisser les morts tranquilles et nous contenter de nos souvenirs…
30 septembre 2008
Et moi, et moi, et moi...et les élections.
Dans le roman de Pascal Mercier Train de nuit pour Lisbonne, une question se pose: "S'il est vrai que nous ne pouvons vivre qu'une seule partie de ce qui est en nous, qu'advient-il du reste?"
En fait le reste essai toujours de ce manifester, ce qui nous amène parfois vers le syndrome des personnalités multiples. Si nous pouvions approcher TOUTES les personnes que nous connaissons pour qu’elles parlent de nous parviendraient-elles à donner un portrait exhaustif de qui nous sommes ? Et nous reconnaîtrions-nous dans ce portrait ? Sommes-nous toujours « nous », toujours authentique, est-ce qu’il y a des fois où nous sommes plus nous que d’autres ? Y a-t-il des gens face auxquels nous sommes plus authentique ?
Pour ma part je ne sais trop. J’ai toujours l’impression d’être vraiment moi, mais il y a peut-être des fois où ce « moi » fait plus mon affaire…
Compliqué ? Sans doute. C’est qu’un autre « moi » vient de refaire surface, un « moi » sans doute plus aventureux, plus séduisant, un « moi » qui dormait et dont le réveil me cause un certain émoi et aussi un grand plaisir. Cela amène aussi la question de la véracité. Quand suis-je le plus véridique ? Et surtout avec qui ? Mais je suis sans doute toujours véridique. Et, surtout, mon désir lui est toujours le garant de ma véracité. Je désir, donc je suis.
Dans un tout autre ordre d’idée je n’irai jamais voter pour Dion pour stopper Harper, sauf si Dion est le candidat de mon comté et qu’il a des chances de remporter la victoire. Sans doute que Stéphane Dion croit vraiment à ce qu’il propose. Sans doute qu’il est honnête, et sûrement qu’il est intelligent, sauf que… Sauf que Stéphane Dion a vraiment très peu de chance de devenir premier ministre du Canada parce qu’il manque de leadership, d’instinct politique, et qu’en plus il doit se protéger encore plus des coups de couteaux des gens de son entourage que de ses adversaires. En fait le Parti Libéral à une grosse pente à remonter et il a bien mériter cette descente aux enfers à force de se moquer des citoyens.
Layton est sympathique est le NPD serait un parti auquel j’aimerais donner mon vote, sauf que…Sauf que le NPD à encore du chemin à faire avant de s’implanter au Québec. Particulièrement à cause de la question nationale, et à cause de sa tendance centralisatrice.
Reste le Parti Conservateur et le Bloc. Les Conservateurs, particulièrement les Conservateurs actuel, fortement teinté par l’extrême droite de l’ex Reform Party je les déteste. Je les déteste parce qu’ils font appel à tous ce qui est petit dans l’homme. Au notre côté sombre. Ils ne visent pas, surtout pas, l’intelligence, mais l’émotion. L’émotion la plus triviale. La peur, la vengeance, l’envie, l’insécurité, les préjugés, la crédulité, voilà sur quoi ils bâtissent leurs politiques. En cela ils ressemblent à tous les fascismes du monde. Entends-nous, Stephan Harper n’est pas Hitler, le contexte historique et culturel est différent, mais ce sur quoi il table pour réunir ces votes ressemble à ce que les partis fascistes, d’où qu’ils soient, courtisent : la haine de ce qui est différent, la peur de ce qui est différent, la religion, la morale, la simplicité.
Reste le Bloc. Oui je vais voter Bloc car ils sont les seuls à pouvoir stopper la marée conservatrice au Québec. Oui je vais voter Bloc car, qu’on le veuille ou non, et la pérennité de ce parti au fédéral l’indique assez, tant que nous n’aurons pas réglé, d’une façon ou d’une autre, la question nationale au Québec nous ferons du sur-place. Oui je vais voter Bloc car, qu’on le veuille ou non, le Canada est une entité artificielle qui ne fonctionne pas, du moins dans sa forme actuelle.
21 septembre 2008
Papa capote!
- Papa?
- Quoi?
- Est-ce que René Lévesque a déjà été premier ministre du Canada ? demande ma fille aînée.
Le journal que j’étais en train de lire tremble entre mes mains.
- René Lévesque a fondé le Parti Québécois, un parti politique prônant la séparation du Québec et du Canada, crois-tu vraiment qu’il a pu être premier ministre du Canada ?
- Bon, ok. Mais il n’y a pas un québécois qui a été premier ministre du Canada ?
- Plus qu’un en fait, mais tu parles sans doute de Pierre Elliott Trudeau.
- Ah ouin ! C’est ça que je voulais dire. Il était aussi dans le Parti Québécois ?
J’avoue que je commence à être exaspéré.
- Ben non ! Il était Libéral et anti-séparatiste !
- Ok, dis ma plus jeune fille, et lui, me montrant Gilles Duceppe qui passe à « Tout le monde en parle » (émission que je ne suis plus capable de regarder en passant), il a déjà été au pouvoir ?
- C’est le chef du Bloc Québécois, un parti, normalement souverainiste, qui défend les intérêts du Québec et ne présente des candidats qu’au Québec. Tu crois qui peux prendre le pouvoir au Canada ?
- Euh…dis ma plus vieille.
- Ben non, dis ma plus jeune, il y a plus de monde au Canada qu’au Québec.
Cette discussion d’un dimanche soir pourrait être amusante si les questions provenaient d’enfants du primaire, mais mes filles ont, respectivement, 21 et 17 ans. Une est à l’université, en urbanisme ( !), l’autre au cegep. Alors j’ai peur.
- Vous avez appris quoi à l’école ? Vous n’avaez pas eu de cours d’histoire, de politique ?
- Ouin, mais on se rendait rarement jusqu’à cette époque.
- Vous n’avez pas de curiosité ?
- Oui, mais pas pour ça…
Comment ça se fait qu’à 14 ans je lisais le Devoir presque tous les jours. Qu’à 17 ans je lisais en plus le Nouvel Observateur, et à 21 ans le Monde Dipomatique ? Que je me suis toujours intéressé à l’histoire, à la société, à la philosophie, aux arts, et que mes enfants ne lisent que des revues à potins, n’écoute jamais les nouvelles ? Crois sauver le monde en mettant leurs papiers dans le bac de recyclage ?
J’ai mal fais ma job ?
10 septembre 2008
La rentrée...mouan...
Bon c’est la rentrée. Fini les vacances.
Et pour bien marquer la rentrée nous avons droit à une campagne électorale suivie d’une élection
générale au fédéral pour le 14 octobre. Il y a des façons plus amusantes de fêter la rentrée…
Mes pronostiques sont assez sombres. Le scénario le plus probant ? Un retour des conservateurs au pouvoir, minoritaires mais avec des libéraux sans le sous qui cherchent un nouveau chef (Ignatieff ou Bob Rae, retour des mêmes problèmes), et des bloquistes qui ont perdus des plumes au Québec et ont de plus en plus de difficultés à justifier leur existence. Possiblement aussi un changement de chef au Bloc, mais avec peu de candidats possibles (on ne parle même pas de candidats intéressants). Du côté des néo démocrates tout est au beau fixe, c’est à dire pas fort. Le pire scénario ? Des conservateurs majoritaires. L’ouest est déjà à eux, et ils peuvent compter sur certaines régions du Québec, surtout celles à fortes concentration adéquiste (la belle région de Québec entre autre), et ils iront même chercher quelques comtés en Ontario. À force de dire qu’on veut bien deux, mais minoritaires, tout le monde va voter pour eux et ils nous feront la surprise d’un balayage ! Les Libéraux seront exsangues, le Bloc moribond, le NPD jouera sont éternel rôle de bon mononcle drôle, mais décidemment peu sérieux. Et les tiers partis (vert, etc.) récolteront comme d’habitude quelques votes qu’ils auront été cherché où ? À « gauche » comme d’habitude, car la droite elle fait front et remporte ainsi de plus en plus de victoires. 
Le meilleur scénario ? Euh…Bon ok, disons les libéraux minoritaires avec la balance du pouvoir au NPD et au Bloc pour le Québec, et un Stéphane Dion nous surprenant comme premier ministre (on peut toujours rêver).
En passant, et tant qu’à être pessimiste, je ne crois vraiment pas que cela soit gagné d’avance pour Obama chez nos voisins du sud. Comme je disais la droite vote en bloc (rien de plus discipliné que des chrétiens affiliés à une église), les républicains trouvant McCain trop « modéré », n’iront quand même pas du côté des démocrates, et ceux trouvant Paula trop « heavy », à la limite s’abstiendront ou aurait peut-être voté Hillary, mais Obama ? Donc pas certain, et pas rassurant comme perspective d’avoir McCain et Harper au pouvoir. Avec bien sûr Charest qui va se tricoter un troisième mandats sur mesure, avec comme opposition la marionnette à Dumont et un PQ sans idéaux, sans queue ni tête.
On me reprochera après d’être nostalgique des années 60 et 70…


