19 mai 2009
Carnets I
Carnets Il y a donc, dans mes carnets, surtout des citations, des titres de livres à acheter et, accessoirement lire, et de cd à acheter. J’adore, aussi, lire les carnets d’écrivains, ceux de Camus, d’André Major, de Manchette, à la recherche sans doute de la recette miracle qui ferait de moi un écrivain. Récemment j’ai découvert les carnets « Moleskine », ces fameux carnets qui ne quittaient jamais Hemingway, Picasso, Matisse, Bruce Chatwin, et qui sont revenus à la mode. J’en ai acheté pas un mais plusieurs, de différents modèles et grosseurs. Comme si le fait d’avoir ce type de carnets allait faire de moi un émule d’Hemingway. Vous aurez deviné que je suis passablement fétichiste et que je crois à la « pensée magique ». Hors en jetant un coup d’œil dans mes carnets récemment j’y ai trouvé certaines phrases, débuts de textes, citations qui, sans doute, ne donneront jamais naissance à une pensée organisée ou à un texte un tant soit peu structuré. Je me suis dit alors pourquoi ne pas en jeter quelques unes, de temps à autre, sur mon blog, en pâture à mes lecteurs ( ?) qui me pressent d’écrire, ce que je fais rarement – là encore par paresse ou par manque d’idée, ne pouvant me résoudre à faire comme plusieurs blogistes en racontant les déboires de ma petite vie quotidienne. Voici donc le début d'une nouvelle chronique intitulée "Carnets", peut-être y trouverez-vous des idées vous emmenant plus loin que moi. Pour débuter: Je ne fume plus, mais je bois encore un peu trop. Je ne suis pas prospère, mais j'ai quelques REER. Je n'espère plus, mais je rêve encore un peu trop. Ou encore: La cinquantaine, c'est une vieille rengaine, est le dernier moment pour faire des fredaines. Mais le problème c'est qu'avec ma dégaine je suis plutôt en quarantaine. Oui, bon, cela ne casse rien. Si je dis: Ta chair embellie sous ma main. Est-ce mieux? Ou encore: Le désir de tes lèvres crisse sous mes dents. Bon. Alors je terminerai par une citation d'Edmond Jabès tirée de Le petit livre de la subvertion hors de soupçon. Gallimard, 1982. "Si la parole éclaire, le silence n'obscucit pas: il regénère."
Depuis avant même que je sache écrire j’aime le papier et les crayons. Plus particulièrement les cahiers, les beaux cahiers, et les carnets, les beaux carnets. J’ai toujours avec moi un sac, petit, moyen ou grand, et dans mon sac il y a toujours un ou deux livres, un crayon et au moins un carnet pour prendre des notes, jeter sur le papier les idées qui me viennent ou une citation tirée de mes lectures. J’ai même une collection de carnets encore vierges car je ne remplis pas vite mes carnets, puisque je n’ai pas d’idées qui me viennent, ou que je suis trop paresseux pour les jeter sur le papier immédiatement et qu’après…elles se sont fait la malle.
